COMORES : Le président Azali Assoumani pose le problème de Mayotte aux Nations-Unies

comores-azali-assoumaniPour sa première intervention, le 23 septembre, à la 71e Assemblée Générale des Nations-Unies, à New York, comme chef de l’Etat des Comores, démocratiquement, élu, en avril dernier, le président, Azali Assoumani (notre photo), a prononcé un discours de qualité à la hauteur des espérances de ses compatriotes, répondant, entre autres, aux attentes du Comité de Maoré : « Dans mon pays, l’Union des Comores, dont la souveraineté a été reconnue ici même depuis 1975 sur les quatre îles qui la composent, il y a évidemment, comme dans les autres pays,  des mouvements nécessaires de la population qui s’effectuent à l’intérieur des îles et entre elles, y compris l’Ile de Mayotte, malheureusement, encore, sous administration française.

Ces déplacements pour visiter la famille, assister à un mariage, à l’enterrement d’un proche ou pour tout autre raison, se transforment hélas, en drame au quotidien, et causent chaque année, chaque mois, des centaines de morts parmi nos concitoyens, dans le bras de mer entre les trois îles et Mayotte, dans l’indifférence de la communauté internationale.

Ainsi, Mesdames et Messieurs, la question de l’île comorienne de Mayotte, bien connue de cette assemblée qui lui a consacré pas moins de 15 résolutions depuis 1977, reste toujours d’actualité en 2016.

Nous espérons qu’avec votre soutien multiforme, une solution viable sera trouvée en parfaite harmonie entre les Comores et la France, deux pays qui ont un contentieux, mais, qui sont pourtant restés, deux pays amis et partenaires de longue date.

Je suis convaincu que le dialogue que j’ai initié avec le Président Chirac en 2005, poursuivi depuis, par les Gouvernements  comoriens et français successifs, aboutira à une solution pour ce contentieux désagréable entre amis et partenaires.

C’est par un dialogue franc, intelligent et respectueux des intérêts des uns et des autres et surtout conforme au Droit International, que nous parviendrons à épargner aux jeunes générations de Français, de Comoriens et de Franco-Comoriens, une situation sans issue et les préserver, ainsi, de la radicalisation et de l’extrémisme, qui minent et déstabilisent de nombreuses régions du monde » (fin de citation).

Le clou est, désormais, planté. Les Nations-Unies sont, à nouveau, officiellement, saisies de la (récurrente) question de Mayotte. Il s’agit du droit d’un peuple à disposer de lui-même. Ni plus ni moins. En visite officielle, en France, du 4 au 8 octobre, le président, Azali Assoumani, aura, sans doute, toute la latitude d’en parler avec son homologue français, François Hollande, en toute simplicité.

Source Afriqueeducations

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