Sommet Conjoint CEDEAO – CEEAC : Faure Gnassingbé plaide  pour la levée des obstacles à l’entraide judiciaire, à l’extradition et au droit de poursuite

Le sommet conjoint entre les dirigeants de la CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) et de la CEEAC (Communauté des Etats de l’Afrique Centrale) sur la Paix, la stabilité, la sécurité, la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent s’est officiellement ouvert ce lundi à Lomé dans la capitale togolaise.

Une vingtaine de chefs d’états et de gouvernement issus des deux espaces communautaires prennent part à c grand rendez  vous dont les présidents Muhamadu Buhari du Nigeria, Idriss Deby du Tchad, Macky Sall du Sénégal, Alassane Ouattara d la Cote d’Ivoire, Ali Bongo du Gabon et autres Alpha Conde de la Guinée Conakry.

La présence inquiétante et persistante du groupe djihadiste nigérian Boko Haram en Afrique de l’Ouest et Centrale, les situations au Mali et dans le sahel constituent des menaces sérieuses pour la paix et la sécurité dans ces deux 2 regions.

Ainsi après yaounde en juin 2013, les pays de l’Afrique de l’ouest et du Centre se sont donnés rendez vous à Lomé pour définir une synergie d’action afin de lutter efficacement contre ce phénomène des temps modernes.

« La proximité géographique, socio- culturelle et économique entre l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Ouest crée des liens, des interdépendances et des influences aux niveaux des états et des populations de ces deux ensembles qui font que les deux régions partagent les mêmes problématiques sécuritaires. Il est donc impérieux que nous trouvions ensemble la meilleure approche pour nous attaquer à ces menaces et garantir la paix et la sécurité à nos populations » a déclaré Faure Gnassingbé, président de la conférence des chefs d’états et de gouvernement de la Cedeao dans son  discours de bienvenue.

Le chef de l’Etat togolais a également affirmé qu’au cours vde ce sommet les dirigeants doivent régler les problèmes qui se posent à la coopération opérationnelle effective et efficace entre les forces de défenses et de securité en levant notamment les obstacles à l’entraide judiciaire, à l’extradition, à la coopération en matière de police criminelle et au droit de poursuite.

Dans son discours d’ouverture, SEM Ali BONGO ONDIMBA, président en exercice de la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de la CEEAC a rappelé que la tenue du présent sommet conjoint trouve son origine dans la décision prise par la Conférence des Chefs d’Etat du Conseil de Paix et de Sécurité d l’Afrique Centrale consacré à la lutte contre le groupe terroriste Boko Haram.

« Au-delà de la question du terrorisme et de l’extrémisme violent dans l’espace CEEAC – CEDEAO examinée par ce sommet, nous devrions élargir notre champ de coopération inter- régionale aux autres questions sécuritaires » a déclaré le président gabonais.

Il faut noter que la Cedeao compte 15 états membres alors que la CEEAC regroupe 11 pays.

RADIO TAXI FM TOGO

Hugues ATTIKPO

 

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