« Les négociations collectives et la gestion de la grève ». Ce thème fait l’objet d’une rencontre de deux jours ouverte ce mercredi à Lomé. C’est une initiative de la coordination des centrales syndicales du Togo, CCST, avec le soutien de la Fondation Friedrich Ebert à l’endroit des organisations syndicales nationales.
Globalement, l’objectif est de donner les instruments nécessaires aux travailleurs pour mieux négocier et gérer les mouvements sociaux.
Pour le porte parole de la CCST, Ephraïm TSIKPLONOU « C’est une occasion pour permettre aux travailleurs de revisiter leur lexique de bons syndicalistes afin de mieux comprendre certains termes qui créent souvent la confusion entre employeurs et employés. » Il estime qu’il était important de maîtriser le sens des mots comme « négociation », « grève » et même « syndicalisme » pour mieux gérer l’avenir. Le monde syndical togolais étant en ébullition depuis maintenant trois ou quatre ans, les syndicalistes doivent s’approprier les vrais outils qui leur permettent d’agir dans les normes requises.
Il faut remarquer que cette rencontre intervient justement à un moment où le secteur éducatif connait beaucoup de remous en termes de mouvements sociaux. A la question de savoir si cela est fait à dessein, Monsieur TSIKPLONOU parle de coïncidence. « La coordination a proposé six thèmes à la fondation depuis Août et cette dernière a fait son choix. Néanmoins nous nous réjouissons que cela vienne à point nommé » a-t-il ajouté.
Selon la CCST, pour mieux gérer l’avenir, les syndicats devraient suivre une stratégie en trois volets :
D’abord, parler au gouvernement avec une seule voix. Ensuite, avoir toujours en tête qu’on ne peut convaincre ce dernier que lorsqu’il est convaincu qu’on peut mobiliser ses membres. Enfin, il faut établir une plate-forme commune avec d’autres forces.
Flams ASSIH
Taxi Fm – TOGO





